Actualités en Normandie

   


Le Département de la Seine Maritime propose une programmation 2012
riche dans ses sites et muse?es


Le Département de Seine-Maritime, dans la dynamique de la politique sportive qu’il mène au quotidien, a la volonte? de jouer un rôle dans le rendez-vous quadriennal des Jeux Olympiques notamment avec son opération « La Seine-Maritime, un tremplin pour les Jeux ». En 2012, le Département a choisi de mettre a? l’honneur le sport et l’Angleterre, pays d’accueil des jeux olympiques 2012, à travers la programmation des sites et musées départementaux.

Une exposition « Tous aux jeux » au Musée des Antiquités. En 2012, le Musée des Antiquités proposera une exposition phare consacre?e au sport dans l’antiquite? classique, source de l’olympisme moderne. Cette exposition intitulée « Tous aux jeux » réunira environ 150 œuvres provenant des collections de la Bibliothèque Nationale de France, du Musée du Louvre, de nombreux musées de province (céramiques, statuaires, numismatique,

objets mobiliers, dessins etc...) ainsi que des musées royaux d’art et d’histoire de Bruxelles. Cette exposition retracera l’histoire des jeux et du sport en Grèce, a? Rome et dans tout l’Empire pour conclure sur les collections retrouvées au The?a?tre de Lillebonne.

Une exposition « So British » au Parc de Cle?res. Le Parc de Clères pre?sentera une exposition « So British » montrant la forte influence anglaise, visible dans le domaine, notamment dans les jardins, dans le domaine de l’ornithologie et à travers hôtes illustres de Jean Delacour, grand anglophile, qui ont fréquenté le domaine dans les anne?es 20 tel que Churchill. La manifestation Voix et Chemins axera également sa programmation sur le répertoire anglais.

Le sport a? l’honneur dans les muse?es de?partementaux. Le Musée Pierre Corneille proposera une exposition intitulée « Héros et Champions » retrac?ant les héros de Corneille qui se distinguaient grâce à des épreuves physiques. Le Musée Victor Hugo s’interrogera sur la pratique sportive au XIXe?me siècle vue par le prisme de Victor Hugo et de ses proches. Par ailleurs, un partenariat sera mis en place entre les sites et musées du Département et le Festival Automne en Normandie, dans le cadre de sa nouvelle manifestation d’été «Terre de paroles ».

La nef de l’abbaye de Jumiège réouvert au public. A co?te? de cette large programmation thématique, chaque établissement proposera, comme chaque année, des expositions complémentaires, comme par exemple l’exposition sur les très belles collections de céramique du Musée des Traditions et Arts Normands – Château de Martainville, organisée d’avril 2012 à janvier 2013. En juin 2012, la nef de l’abbatiale de l’église Notre-Dame de Jumièges sera également réouverte au public.

La programmation 2012 proposera tout au long de l’année :

-  13 expositions ;

-  200 animations, ateliers, lectures et jeux-vacances pour les enfants, reconduction des ateliers jardins de février a? décembre 2012 au Musée des Traditions et Arts Normands au Château de Martainville, au Musée Pierre Corneille a? Petit-Couronne, au Musée de la Corderie Vallois, au Parc de Clères et dans trois jardins privés partenaires : le jardin de Bosmelet, le jardin de Bellevue et le jardin Agapanthe.

-  9 conférences au Musée des Antiquités et au Musée des Traditions et Arts Normands.

-  23 évènements : la fête du miel et de l’apiculture, les rencontres Voix et Chemins a? Clères, le Mai des pique-niques, le concert a? l’occasion de la réouverture au public de l’abbatiale Notre-Dame de Jumièges, l’accueil de la manifestation Terre de Paroles proposée par Automne en Normandie...

-  Une trentaine de visites commentées assurées dans le cadre de « Midi au musée » et « Tous au Musée ».
 

 
ALBERT BARTHOLOME
LE SCULPTEUR ET LA MORT



 

MUMA, MUSÉE D'ART MODERNE ANDRÉ MALRAUX
 
2, boulevard Clemenceau 76600 LE HAVRE INFORMATIONS • Tél.: 02 35 19 62 62
Site: http://www.muma-lehavre.fr/blog-50ans
E-mail : museemalraux@lehavre.fr

HORAIRES ET JOURS D'OUVERTURE

Du lundi au vendredi de 11 h 00 à 18 h 00 Le samedi et dimanche de 11 h 00 à 19 h 00.
Fermé le mardi et les 1er janvier, 1er mai, 14 juillet, 11 novembre, 25 décembre
PRIX D'ENTRÉE
Plein tarif : 5 € – Tarif réduit : 3 €
Gratuit chaque premier samedi du mois et pour les moins de 26 ans.
Pass 50e anniversaire plein tarif : 15 €
Pass 50e anniversaire tarif réduit : 9 € (entrée illimitée au musée pendant toute la durée de l'exposition)
Albert Bartholomé (1848-1928), d’abord peintre puis devenu sculpteur sur les conseils de son ami Edgar Degas, est une figure mythique de la sculpture au tournant du XXe siècle.
 
Veuf éploré après la mort de la belle Périe de Fleury, il sculpte son tombeau. Un commentateur contemporain cite la pensée qui le hante alors : « Ma morte, je lui ai donné des larmes et mon talent, mais combien de disparus sont privés de tout souvenir ! Et qu’est-ce que ma douleur solitaire auprès de l’océan de désespoir que représentent toutes les générations éteintes ! Est-ce que mon deuil ne s’ennoblira pas à se débarrasser de son égoi?sme et à sympathiser avec toute l’humaine souffrance ?
Dressons un monument à tous les morts ! ».
 
C’est ainsi que pendant plus de dix ans, le sculpteur a travaillé à un grand projet universel, dédié à tous les morts, dans une période où la sculpture funéraire était un genre apprécié et reconnu.

Le monument sera finalement mis en place au cimetière du Père-Lachaise et dévoilé à un public venu en foule le jour de la Toussaint de 1899. En 1953, Reynold Arnould sauve le fonds d’atelier du sculpteur, reste en la possession de sa seconde épouse, qui en fait don au musée, alors même que celui-ci n’est pas encore reconstruit.
 
Les collections s’enrichissent ainsi de maquettes en plâtre pour le grand projet de Bartholomé. Ces œuvres, qui retracent l’évolution de la pensée du sculpteur et les différentes étapes de la réalisation du monument, ont été présentées au Salon.

Jamais exposées, longtemps réputées détruites, ces maquettes sculptées étaient arrivées démontées dans les collections du musée. Une exceptionnelle campagne de restauration a été engagée afin de les présenter enfin au public.
 
CATALOGUE Albert Bartholomé Le sculpteur et la mort Collection Les Cahiers du MuMa. Éditions Somogy. 40 pages, 30 illustrations Auteurs : Thérèse Burollet, directeur honoraire du Petit Palais, auteur du catalogue rai sonné de Bartholomé et Virginie Delcourt, attachée de conservation au MuMa
  
  Office de Tourisme de Caen
La brochure Groupes 2012 de l'Office de Tourisme de Caen vient de paraître. Elle permet de présenter aux professionnels du tourisme (agents de voyage, tour-opérateurs, autocaristes mais aussi comités d'entreprise) les visites et produits proposés par l'Office de Tourisme : visites guidées de la Ville sur le thème de Guillaume le Conquérant, visites des plages du débarquement mais aussi des journées clé en main, incluant visites, croisières, petit train et restauration.

Elle présente également tous les partenaires accueillant des groupes (hébergement, restauration, sites, musées, commerces, congrès, expositions, locations de salles), au total 85 acteurs locaux.

Le service Groupes de l'Office de Tourisme :

Réservation : Nathalie PETIT – tél. : 02 31 27 14 10 – npetit@caen.fr

Promotion : Florence NIKOLIC – tél. : 02 31 27 14 12 – fnikolic@caen.fr

L'accueil des Groupes représente une activité importante pour l'Office de Tourisme qui gère chaque année 250 clients professionnels, soit plus de 400 groupes réunissant au total 12 000 personnes.

Les journées packagées proposées depuis deux ans sont en constante progression et répondent à la demande des organisateurs de voyage pour un service de plus en plus personnalisé et sur mesure.

L'Office de Tourisme de Caen, de par sa situation centrale au sein de la Normandie conçoit régulièrement des circuits sur toute la région.

Ce sont plus d'une vingtaine de guides interprètes régionaux et guides conférenciers qui travaillent régulièrement avec l'Office de Tourisme et proposent des visites guidées en français, anglais, allemand, italien ou espagnol.




L'Inrap dégage la tour Denis, au pied des remparts du Mont-Saint-Michel

Une équipe d'archeéologues de l'Institut national de recherches archéologiques préventives vient d'achever une fouille au pied des remparts du Mont-Saint- Michel. Cette opération a révélé les vestiges d'une tour des fortifications, la tour Denis, ouvrage édifié vers 1479 et détruit en 1732. Prescrite et financée par la Direction re?gionale des affaires culturelles de Basse-Normandie, cette intervention s'inscrit dans le projet de re?tablissement du caractère maritime du Mont-Saint-Michel et de la restauration générale des fortifications.

La tour Denis

Dès 1997, la réalisation de sondages archéologiques menés par l'Inrap dans le cadre de l'e?tude préalable a? la fouille et la restauration des remparts avait permis de repérer des vestiges de la tour Denis.

Aujourd'hui, ces derniers étant situés à environ 1,50 mètres sous le niveau actuel de la grève, les archéologues ont dû décaper près de 300 m3 de sable et de sédiments à l'aide d'une pelle mécanique et former un épais merlon pour protéger la fouille des marées.

Les recherches ont mis en évidence les fondations de la tour et une partie des pierres de dallage du sol de la salle basse de l'ouvrage. Un mur de soubassement construit postérieurement entre la tour Denis et sa voisine, la tour de la Liberté, a également été identifié. Il devait protéger la base des remparts contre la violence des courants marins.

Une tour en ruine, dès 1690

La construction d'une courtine (muraille reliant deux tours) entre la tour de l'Arcade et la tour de la Liberté est attestée à partir de 1441. La tour Denis est édifiée vers 1479 contre cette courtine. Elle se situe également à proximité d'une poterne (petite porte intégrée à la muraille) appartenant à la première ligne de défense mise en œuvre au cours du XIVe siècle.

Sur un plan-relief des fortifications du Mont-Saint-Michel daté de 1690 et conservé aux Invalides, la tour Denis apparaît partiellement ruinée par l'action des courants marins. Son mauvais état, sa situation sur une portion de rempart déjà bien protégée par les tours de l'Arcade et de la Liberté conduisent l'ingénieur Pierre de Caux, chargé de la restauration des fortifications, à envisager sa suppression. La démolition de la tour Denis est effective en 1732 et la continuité du rempart est alors restituée.

Les vestiges de la tour Denis devraient prochainement faire l'objet d'une mise en valeur par François Jeanneau, architecte en chef des Monuments historiques.

En 2005, une équipe de l'Inrap avait exhumé une importante quantité de moules en schiste destinés à fondre des enseignes de pèlerinage (coquille Saint –Jacques, effigie de Saint Michel ...), à l'emplacement d'un atelier de production daté des XIVe-XVe siècles, près de l'entrée de l'abbaye. La variété et la qualité de ces pièces en font aujourd'hui des objets de référence en archéologie médiévale.

  
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